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Fanny Guignard

Auteur • Gard

Installée dans le Gard, je suis auteure indépendante en autoédition, responsable Inclusion et praticienne de la relation d’aide formée à la psychologie intégrative. À 53 ans, mon parcours personnel et professionnel nourrit profondément mon écriture : le Sujet est au cœur de ma pratique comme de mes textes. Comprendre les ressentis humains, accueillir la singularité, mettre des mots sur ce qui reste souvent tu — voilà ce qui guide à la fois mon engagement et ma plume. Je n’ai pas choisi d’écrire par stratégie éditoriale. L’écriture s’est imposée comme une nécessité intérieure. Elle est devenue un espace de respiration, un lieu où les émotions peuvent exister sans masque, où les silences trouvent enfin une voix. Très tôt, j’ai été touchée par la littérature qui explore les failles, les vulnérabilités, les liens invisibles qui nous relient les uns aux autres. Les romans introspectifs, les textes engagés, les ouvrages de psychologie où l’humain est abordé dans toute sa complexité ont façonné mon regard et affiné mon écoute. Mon écriture se situe à la croisée du roman psychologique et d’une littérature sensible, engagée et poétique. J’aborde des thèmes universels mais souvent traversés en silence : le deuil, la perte, le lien familial, la quête de place, la différence, notamment à travers la question de l’autisme. Ces thématiques apparaissent fréquemment en filigrane, au détour d’un dialogue, d’un détail du quotidien, d’une tension intime. Je ne cherche pas à démontrer ; je cherche à révéler. Je ne cherche pas à imposer un point de vue, mais à ouvrir un espace de réflexion. Mon premier ouvrage, Quand les mots restent, publié chez Atramenta, porte déjà cette empreinte : celle des silences lourds, des paroles retenues, des émotions enfouies qui façonnent nos trajectoires. Ce livre explore la puissance de ce qui n’est pas dit, et la manière dont les non-dits structurent les relations familiales et affectives. Il interroge la transmission invisible, les loyautés inconscientes, et la difficulté d’habiter pleinement sa propre voix. Dans le prolongement de cet engagement, j’ai coordonné un projet de livre coécrit et illustré par Ramzi, jeune homme porteur de trisomie. Ce travail fut une expérience humaine et artistique majeure. Accompagner l’expression, soutenir la créativité, permettre à chacun de trouver sa place dans la création : ce projet incarne pleinement mes valeurs d’inclusion et de reconnaissance des singularités. Il témoigne aussi de ma conviction profonde que la littérature appartient à tous. Actuellement, je suis en cours d’édition de La fille qui n’a pas fait Polytechnique, un roman qui interroge la réussite, les injonctions sociales, les attentes familiales et la notion de valeur personnelle. À travers un parcours de femme, j’explore les chemins parallèles, ceux qui ne correspondent pas aux modèles attendus mais qui n’en sont pas moins légitimes. Ce texte questionne la pression de l’excellence, la comparaison permanente et la difficulté de s’autoriser une trajectoire différente. En parallèle, je prépare un recueil de nouvelles centré sur la notion de place et de lien. Chaque récit aborde, sous un angle singulier, ce besoin fondamental d’appartenance : trouver sa place dans une famille, dans un couple, dans la société, mais aussi en soi-même. Les textes oscillent entre fragilité et résistance, solitude et attachement, rupture et reconstruction. Ils explorent ces moments charnières où l’on bascule, où une parole change tout, où une absence redessine une vie. Mon engagement professionnel en tant que responsable Inclusion nourrit également ma réflexion littéraire. Je suis quotidiennement confrontée aux questions d’égalité, de reconnaissance, de diversité des parcours. Cette réalité irrigue mes textes, parfois de manière explicite, souvent de façon plus souterraine. Je m’intéresse aux trajectoires atypiques, aux existences qui ne rentrent pas dans les cases, aux voix que l’on entend peu. En tant que praticienne de la relation d’aide formée à la psychologie intégrative, j’accorde une attention particulière à la subjectivité, aux mécanismes intérieurs, aux blessures invisibles. Cette approche nourrit mes personnages : ils ne sont ni totalement victimes ni totalement héroïques, mais profondément humains. J’aime explorer leurs contradictions, leurs hésitations, leurs élans contrariés. J’accorde une grande importance au rythme, aux silences, aux espaces laissés au lecteur pour qu’il puisse y déposer sa propre histoire. Vivre dans le Gard, territoire contrasté entre lumière et rudesse, nourrit également mon imaginaire. Les paysages méditerranéens, la minéralité des pierres, la chaleur parfois écrasante, les silences des villages sont autant de décors qui influencent mon écriture, même lorsque le lieu n’est pas explicitement nommé. Cette géographie intérieure et extérieure dialogue en permanence avec mes textes. Être une femme de 53 ans aujourd’hui, c’est écrire avec une mémoire, une expérience, un recul. C’est oser aborder des sujets intimes sans détour. C’est accepter la nuance plutôt que la radicalité. C’est revendiquer une parole qui ne cherche plus à plaire mais à être juste. Mon écriture s’inscrit dans cette maturité : elle assume la complexité des émotions et la lenteur nécessaire à leur compréhension. Écrire, pour moi, c’est relier. Relier les générations, les solitudes, les expériences. C’est transformer l’intime en matière partageable. C’est offrir au lecteur un miroir possible, une reconnaissance silencieuse, un espace où il peut se dire : « je ne suis pas seul à ressentir cela ». Je crois profondément que la littérature peut créer du lien, ouvrir des brèches, et parfois réparer symboliquement ce qui a été abîmé. Mots-clés : littérature engagée, roman psychologique, deuil, perte, lien familial, inclusion, autisme, différence, psychologie intégrative, quête de place, résilience, écriture poétique, autoédition, Gard, transmission, singularité, voix féminine.

Réalisations

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    QUand les mots restent
    1er Roman sur l'aidance
  • Quand les mots restent Lien
    Dans Quand les mots restent, Fanny Guignard vous plonge dans une histoire bouleversante : celle de Lucie et de sa mère souffrant de démence, Louise. Tout commence par de petits signes : des oublis discrets, une perte de goût, une écriture qui penche. Puis vient l’effacement progressif, le silence qui s’installe, les livres qui ne se lisent plus, les conversations qui s’éteignent. Face à cette lente disparition, elle cherche à comprendre, à mettre des mots sur ce qui se défait, à trouver des ré-ponses. Peu à peu, elle devient aidante, accompagnante. Mais alors, comment demeurer encore sa fille sans se dissoudre à son tour dans cette lente disparition ? Ce récit parle d’amour filial, de courage, de solitude, mais aussi d’un combat : celui de rester présent quand tout semble s’effriter. Dans le chaos des soins, des institutions et du deuil blanc, Lucie apprend à apprivoiser l’absence, à s’accrocher aux fragments, à tenir coûte que coûte.