Je m'appelle Séverine Mahieux, je suis autrice auto-éditée et femme debout. Je vis en milieu rural, loin de l'agitation des villes, dans un quotidien que j'ai appris à construire à ma mesure. Un quotidien qui ressemble à ce que je suis : ancré, concret, loin des apparences. Atteinte de spondylarthrite ankylosante et reconnue en invalidité, j'ai dû réinventer ma façon d'exister, de m'occuper, de créer. Ce n'est pas une reconstruction linéaire, propre et bien rangée, c'est un chemin que je retrace chaque jour, avec ses hauts et ses bas, ses bons jours et ceux où tout pèse un peu plus lourd. Mais c'est mon chemin. Et j'ai appris à en faire quelque chose. C'est dans ce contexte que l'écriture est entrée dans ma vie, d'abord timidement, puis comme une évidence. Comme si les mots avaient toujours été là, à attendre que je leur fasse de la place. Ce qu'ils ont laissé de moi : le commencement Tout a commencé avec Ce qu'ils ont laissé de moi, mon premier livre, un témoignage autobiographique sur mon enfance. Une enfance marquée par la violence, l'abus, le silence et l'abandon. Écrire ce livre n'était pas un choix réfléchi : c'était une nécessité profonde. Je voulais donner une voix à l'enfant que j'avais été, à tout ce qui avait été vécu dans l'ombre, nié, minimisé. Je ne voulais pas tourner la page, je voulais que cette page existe enfin. Que quelqu'un, quelque part, lise ce qui s'était passé et comprenne. Que les mots remplacent le silence qui avait duré trop longtemps. Publier ce livre a été un acte courageux, peut-être le plus courageux de ma vie. Parce que mettre des mots sur ce qu'on a vécu, c'est accepter que ça devienne réel pour d'autres. Que ça sorte de soi et existe dans le monde, indépendamment de ce qu'on en pense. C'est une forme de vulnérabilité que je n'avais jamais connue avant. Et pourtant, ce livre a trouvé ses lecteurs, des personnes qui m'ont écrit pour me dire qu'elles s'y étaient reconnues, que ces mots avaient nommé quelque chose qu'elles n'avaient jamais su formuler. C'est là que j'ai compris la puissance de l'écriture. Pas celle des grands discours, mais celle des vérités simples et difficiles à dire. Ce qu'ils ont écrit de moi : l'autre face du silence Dans la continuité de ce premier témoignage, j'ai publié Ce qu'ils ont écrit de moi, un livre qui plonge dans les dossiers administratifs de mon enfance. Ces rapports froids, ces formulaires tamponnés, ces phrases neutres qui prétendaient me résumer, je les ai ressortis, relus, et mis en regard avec ma propre mémoire. C'est un livre sur ce que les institutions voient, et sur tout ce qu'elles ne voient pas. Sur l'écart vertigineux entre une vie telle qu'elle a été vécue, et une vie telle qu'elle a été consignée dans des cases et des colonnes. Il y a quelque chose de profondément troublant dans le fait de se lire à travers les yeux de ceux qui étaient censés vous protéger. Ces documents existent depuis des décennies. Ils portent mon nom, ma date de naissance, des détails sur ma vie. Et pourtant, je ne me reconnais presque pas dedans. C'est ce décalage que j'ai voulu explorer, non pas pour accuser, mais pour montrer. Parce que des milliers d'enfants ont un dossier quelque part, et que ce dossier ne dit pas tout. Loin de là. La fiction : oser imaginer Ces deux livres m'ont révélé quelque chose d'important : j'aimais écrire. Vraiment. Pas seulement pour témoigner, mais pour le plaisir des mots, pour le défi de construire quelque chose, de trouver la bonne phrase, le bon rythme. La sensation de tenir un texte, de sentir qu'une scène fonctionne, qu'un paragraphe respire bien et j'y ai pris goût. Alors j'ai osé la fiction avec L'Effet Mosaïque, mon premier roman. Un territoire nouveau pour moi, où j'ai pu m'autoriser à imaginer, à inventer des personnages, à raconter une histoire qui n'est pas la mienne. C'était libérateur d'une façon différente du témoignage, non plus se livrer, mais se projeter. Créer quelqu'un d'autre et lui prêter une voix. Mon héroïne, Sophie, est restauratrice d'art. Son métier, c'est observer, analyser, reconstruire, détecter la moindre nuance, la plus infime variation. Mais après un accident de voiture violent, elle se réveille avec la prosopagnosie : une pathologie neurologique qui empêche de reconnaître les visages. Même ceux qu'on aime. Lorsque l'homme qui se présente comme son mari entre dans sa chambre d'hôpital, Sophie ne peut pas vérifier son identité. Elle doit lui faire confiance. Ou pas. Et c'est là que le doute commence à s'installer lentement, insidieusement, jusqu'à devenir une véritable prison mentale. J'ai aimé construire cette mécanique du suspense, cette tension qui ne repose pas sur l'action mais sur l'incertitude. Écrire ce roman m'a prouvé que j'avais d'autres histoires à raconter pas seulement les miennes. Mon deuxième thriller psychologique, La Marge d'Interprétation, est venu confirmer cette évidence. L'écriture de fiction est devenue une part entière de mon identité d'autrice, au même titre que le témoignage. Les guides pratiques : transmettre ce qu'on a appris Parce que l'écriture ne se limite pas pour moi à raconter des histoires, j'ai également écrit des guides pratiques : Maîtrisez la résine époxy, Maîtrisez l'impression 3D et Cricut pour débutants. Des livres accessibles, concrets, pensés pour celles et ceux qui débutent et veulent apprendre sans se perdre dans un jargon technique. Des livres qui me ressemblent, directs, bienveillants, construits pas à pas. Parce que j'ai moi-même appris en tâtonnant, en ratant, en recommençant, et que je sais ce que c'est que d'avoir besoin qu'on vous explique les choses simplement, sans condescendance. L'auto-édition : un choix assumé Ce que j'aime dans l'auto-édition, c'est la liberté totale. Celle de choisir ses sujets, son style, son rythme. Personne pour me dire que mon histoire ne mérite pas d'être publiée, que mon témoignage est trop difficile, que mon guide est trop niche. Je décide, je crée, je publie. Et j'assume chaque mot. L'auto-édition m'a permis de rester entière. De ne pas lisser, de ne pas édulcorer, de ne pas rentrer dans une case. Mes livres de témoignage sont intenses ? Oui, et ils le resteront. Mon roman joue avec la perception et l'inconfort ? C'est exactement ce que je voulais. Mes guides sont pratiques et directs ? Parce que c'est ce dont les débutants ont besoin. Chaque livre est le reflet d'une décision que j'ai prise seule, et c'est une responsabilité que je revendique pleinement. Je suis ravie de faire partie de cette communauté d'auteurs et d'autrices auto-édités, parce que je sais que beaucoup d'entre vous comprennent cette façon de faire les choses : avec les moyens du bord, avec conviction, et souvent avec beaucoup de fierté. C'est une façon d'exister dans le monde littéraire qui me correspond profondément. À très bientôt, Séverine
Autrice auto-éditée de thrillers psychologiques et de récits témoignages, je publie des livres intenses, sans filtre, qui parlent de perception, de violence psychologique et de reconstruction.
Atteinte de spondylarthrite ankylosante et reconnue en invalidité, j'ai réinventé ma façon d'exister à travers l'écriture. Ce n'est pas un choix romantique — c'est une nécessité. J'écris depuis la vie rurale, loin des apparences, avec pour seule boussole l'honnêteté. Mon catalogue s'étend du témoignage autobiographique (Ce qu'ils ont laissé de moi, Ce qu'ils ont écrit de moi) au thriller psychologique (L'Effet Mosaïque, La Marge d'Interprétation), en passant par des guides pratiques accessibles sur la résine époxy, l'impression 3D et le Cricut. L'auto-édition n'est pas un pis-aller pour moi c'est un choix assumé, celui de rester entière et de ne lisser ni les mots ni les histoires.
Je propose des livres auto-édités dans trois univers distincts : des récits témoignages intimes et sans concession sur l'enfance, la violence psychologique et la reconstruction ; des thrillers psychologiques construits autour de la perception, du doute et de la manipulation ; et des guides pratiques accessibles pour les débutants dans des domaines créatifs comme la résine époxy, l'impression 3D et le Cricut. Tous mes livres sont disponibles sur Amazon KDP, en format broché et numérique.
Mes lecteurs sont variés selon les univers. Pour les témoignages : des femmes et des hommes qui ont traversé des situations difficiles et cherchent dans la lecture un miroir, une validation, une voix qui dit ce qu'eux n'ont pas pu dire. Pour les thrillers : des lecteurs de psychological thrillers qui aiment les atmosphères oppressantes, les héroïnes complexes et les retournements de situation. Pour les guides pratiques : des débutants qui veulent apprendre sans jargon, pas à pas, avec bienveillance.
J'écris comme je parle — directement, sans chercher à impressionner. Mon style est intime, ancré dans le réel, construit sur l'honnêteté plutôt que sur l'effet. Que ce soit dans un témoignage ou un thriller, je cherche toujours la vérité du ressenti avant la beauté de la forme. Je travaille seule, en auto-édition intégrale : écriture, mise en page, couverture, publication, promotion. Cette indépendance totale est ce qui me permet de rester fidèle à ce que je veux dire — sans compromis éditoriaux, sans filtre imposé de l'extérieur.
Autrice auto-éditée, j'ai publié à ce jour plusieurs ouvrages sur Amazon KDP : deux récits témoignages (Ce qu'ils ont laissé de moi, Ce qu'ils ont écrit de moi), deux thrillers psychologiques (L'Effet Mosaïque, La Marge d'Interprétation), et plusieurs guides pratiques sur la résine époxy et l'impression 3D, auxquels s'ajoute un guide Cricut. J'ai géré de A à Z chaque publication : rédaction, correction, mise en page, création de couverture, publication et promotion. Membre du RIA, L'Effet Mosaïque a fait l'objet d'un article de mise en avant sur le réseau.
Si vous cherchez des livres qui ne ressemblent à rien d'autre — des témoignages qui ne minimisent pas, des thrillers qui installent un malaise durable, des guides qui expliquent vraiment vous êtes au bon endroit. Et si vous êtes lecteur ou lectrice en quête d'une voix authentique, sans vernis, qui parle de choses difficiles sans les rendre supportables à coup de formules rassurantes, mes livres sont faits pour vous. Vous pouvez me retrouver sur mon site autrice : autrice.lepetitatelierdeseverine.fr
J'écris parce que le silence a duré trop longtemps. Ce n'est pas une vocation romantique c'est une réponse à une nécessité profonde. Chaque livre que je publie est une façon de reprendre de la place, de nommer ce qui a été tu, d'exister autrement que dans la douleur ou la limitation. La spondylarthrite ankylosante m'a pris beaucoup de choses. L'écriture m'en a rendu d'autres. Je ne sais pas si j'aurais écrit dans une autre vie mais dans celle-ci, c'est devenu ce que je suis.