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thierry fatou

Auteur • Dunkerque

Je m’appelle Thierry Fatou, je me considère enfin comme auteur indépendant. Je suis dunkerquois. C’est vers le CE2-CM1 que j’ai commencé à avoir le goût de l’écriture. J’aimais écrire. À l’école, jusqu’en 6e, mes instituteurs et professeurs lisaient mes rédactions à la classe. J’avais une imagination vive. On me voyait devenir écrivain. Pourtant, pendant longtemps, je ne me suis pas senti légitime. L’écriture était présente, mais silencieuse, intime, et aussi professionnelle : presse écrite, audiovisuelle, communication. Aujourd’hui, bien des années plus tard, elle est devenue essentielle. J’écris avec le sentiment qu’il est temps de laisser s’échapper tout ce que j’ai longtemps gardé, de révéler, de faire exister des récits, des histoires, de mettre en mots des vies. Mon travail n’entre pas dans un genre unique. J’explore différentes formes, guidé par de multiples stimulus, dans une sorte de méandre créatif mêlant mémoire, lieux et trace humaine. Mon premier livre, « 50 ans d’OGS », retrace cinquante années d’histoire sportive grand-synthoise, à travers celles et ceux qui ont créé, développé et fait vivre le sport à Grande-Synthe. J’ai ensuite publié « Mes Bains Dunkerquois », un ouvrage né d’un travail audiovisuel autour d’une ancienne piscine abandonnée depuis plus d’un demi-siècle, dont les façades sont classées. J’y ai recueilli témoignages, récits et images, pour préserver la mémoire du lieu et de ceux qui l’ont connu. Avec « Par la fenêtre — Divagations à rester pendu à sa fenêtre », j’ai exploré une écriture plus intérieure et poétique. Ce recueil de trente-cinq textes, qui commencent tous par « Par la fenêtre… », propose des voyages de l’esprit, des instants suspendus où la pensée s’échappe et observe le monde autrement. J’écris souvent à partir du passé, avec l’idée de sauvegarder la mémoire, de faire revivre ce qui n’est plus ou ce qui disparaît. J’essaie d’avoir une écriture sensible, empreinte de poésie, ancrée dans le réel mais ouverte à l’imaginaire. Je travaille actuellement sur plusieurs romans ; le plus avancé, à l’atmosphère fantastique, « Vivre pour ne pas mourir », se déroule dans la piscine abandonnée des Bains Dunkerquois, un lieu chargé de mémoire qui continue de me traverser. Je n’écris pas pour un public particulier, mais pour tous ceux que les lieux, le temps, les souvenirs et la trace humaine interrogent ou touchent. Écrire est devenu pour moi une nécessité : laisser une trace, transmettre tant qu’il est encore temps, parce qu’il n’est peut-être pas trop tard.

Réalisations

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    Vivre pour ne pas mourir - en cours d'écriture
    Parfois, les murs se souviennent mieux que nous La vieille piscine abandonnée a gardé dans ses murs les rires qui éclaboussaient, les exploits silencieux comme les plus éclatants, les cris, les peurs, les pleurs, les rages, les entraînements acharnés, les soupirs discrets. Toutes ces émotions vécues au cœur des Bains Dunkerquois n’ont pas disparu. Elles flottent, glissent, rejouent inlassablement les instants d’autrefois. La Ville a décidé de réhabiliter le bâtiment. Lorsque les travaux menacent de détruire la mémoire du lieu, une étrange résistance s’éveille, et ce ne sont pas les briques qui résistent le plus… Pour qui sait voir et entendre, il y a à regarder et à écouter… Une nuit, une étudiante et un photographe avec une sensibilité médiumnique vont pénétrer dans le lieu interdit et aller à la rencontre de l’inconnu. À la frontière entre passé et présent, ensemble, ils vont tenter de comprendre le phénomène. La mémoire émotionnelle de la vieille piscine va devoir vivre pour ne pas mourir… On dit que ce ne sont que des bruits, le vent, des illusions, un frisson… Et si c'était plus que ça ?
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    Par la fenêtre... Divagations à rester pendu à sa fenêtre
    Tout petit, à l’école, la fenêtre était ma cour de récréation, un refuge parcouru par mon imagination d’enfant, où se croisaient tout un tas de personnages de fantaisie en forme de nuage... Je divaguais, j’étais ailleurs. Plongez dans un monde où chaque fenêtre est un voyage en soi, où chaque fenêtre est une invitation, un prétexte pour se poser avec une tasse de thé ou de café. Les textes courts vous invitent à porter un regard, à ressentir le monde tout proche à travers la simplicité de cette ouverture... Une fenêtre. Tour à tour, vous serez transporté dans des scènes intimes et universelles. Les reflets et les ombres de la vie, à travers l’écran qu’offre la fenêtre, deviennent le théâtre de nos abandons, d’un lâcher-prise sans grandes conséquences que de s’extraire pour mieux s’inclure. À travers ces pages, le jour qui s'éteint, l'obsession d'un amour inaccessible, l’espoir du prisonnier, le temps, les saisons, ce que la vie donne à voir sans qu’habituellement l’on s’y attarde, se succèdent, peignant des tableaux expressionnistes du monde qui nous entoure. "Par la Fenêtre..." n’est pas qu'un simple recueil de textes, c'est aussi une exploration poétique de la condition humaine, un vagabondage où la frontière entre réalité et imagination s'efface. C'est peut-être là, dans cet entre-deux, que se niche la magie de l'instant présent. "Par la Fenêtre..." nous sommes invités à nous laisser émerveiller par la beauté qui nous entoure, même dans la banalité du quotidien. Laissez-vous emporter par ces récits empreints de beauté et de mélancolie, et redécouvrez la magie qui réside dans le simple fait de regarder par la fenêtre...
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    Mes Bains Dunkerquois
    Sur sa façade, elle indique aux passants que 1896 est l’année de sa naissance officielle. En 2023, cela fait donc 127 ans que cette piscine est là, sentinelle du temps et de notre histoire, à l’entrée sud de la ville de Dunkerque. 127 ans dont près de 70, fermée au public. Elle a connu deux guerres, mais c’est l’oubli, l’abandon qui auront finalement le plus abîmé Nos Bains Dunkerquois. Ses façades sont parmi les tout derniers témoignages en France de cette époque où l’orientalisme était associé à l’architecture de loisirs et particulièrement à l’hygiène qui fut une question cruciale du XIXe siècle. Il n’est donc pas étonnant que les architectes Albert Baert, Louis Gilquin et Georges Boidin construisirent en 1895-96 les Bains Dunkerquois, initialement appelés les Bains Jean-Bart, dans le style néo-mauresque. Bien des années plus tard, enfant, ce bâtiment me fascinait... Probablement cette façade, ce décor mystérieux sorti tout droit des contes des mille et une nuits... Je ne savais pas ce qu’il renfermait, je ne connaissais pas son histoire, mais je sais aujourd’hui, que je n’étais pas seul à être subjugué par ce bâtiment unique. Alors lorsqu’après 30 ans d’espoir et d’attente, le 7 juillet 2014 j’ai enfin pu y rentrer avec des caméras, j’ai eu un pincement, une douleur à mon imagination de gamin. Je découvrais enfin l’envers du décor... Ce livre est donc un recueil d’images et de ressentis partagés de ‘’Mes Bains Dunkerquois’’.
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    50 ans de l'OGS: l'histoire du sport à Grande-Synthe
    Au tout début des années soixante, Grande-Synthe est une cité dortoir à l'ombre du géant de l'acier, Usinor. L'arrivée d'hommes et de femmes déterminés va transformer un désert sportif en oasis à champions des stades et des salles de sport. Le 26 mars 1963, Huguette Mierzejewski, Félix son mari, Pierre Gars, René Leroy, Messieurs Hayez, Marquant et Ovion se mettent autour d'une table pour créer un nouveau ciment au coeur de la cité en construction. Ce ciment s'appelle OGS pour Olympique de Grande-Synthe. C'est un club multisports qui va générer les liens nécessaires à la vie de la cité et à son épanouissement. La pratique du sport va élargir de l'usine à la ville la cohésion sociale nécessaire à la vie en commun. Solidarité, partage, fraternité prendront leur sens synthois. Ce livre raconte, avec les témoignages de ceux qui l'on vécue, de ceux qui l'ont faite, cette histoire fabuleuse, bâtie de rencontres, de volontés, de convictions, de dépassement de soi, et à partir de 1971, d'une politique de développement sportif probablement inégalée encore à ce jour. Grande-Synthe a été, un jour, l'endroit de la rencontre de deux militances : celle du sport comme système d'éducation et d'élévation de l'individu, et celle du politique avec des idées d'éducation populaire et d'élévation de la population. L'un avait l'expertise, la connaissance, l'autre le pouvoir de changer la vie, et le sport est monté sur le podium pour ne plus quitter la plus haute marche.