Stéphane.M.Lemaire
- Stéphane .M. Lemaire - Auteur de poésies et de nouvelles fantastiques - Je m’appelle Stéphane M. Lemaire. Je suis un auteur qui explore les zones obscures de l’imaginaire, là où les ténèbres et la beauté se frôlent avant de danser un ballet infernal. Né à Namur en 1968, ancien sous-officier, j’ai achevé ma carrière professionnelle au sein de la bibliothèque universitaire de la Défense, un sanctuaire où j’ai pu cultiver ma passion pour la littérature. Mon écriture s’inscrit dans le genre fantastique ainsi que dans la poésie noire et intime. J’y explore les zones de fracture : celles de l’esprit, de la mémoire, de l’identité, là où la raison vacille, où le réel se fissure, où l’humain se confronte à ses propres peurs. Elle recherche l’immersion en s’appuyant sur les sensations, sur ce qui est perçu avant même d’être compris. Je porte une attention constante aux atmosphères et aux tensions qui les traversent, notamment entre lumière et noirceur. Un lieu, un corps, un silence ne sont jamais neutres : ils agissent sur l’état intérieur d’un personnage, le modifient, parfois le trahissent. En poésie fantastique, j’écris à la lisière de la prose et du vers. Mes textes avancent dans un espace instable, proche du cauchemar lucide, où le rythme, la musicalité de la phrase et la précision du mot jouent un rôle essentiel, presque clinique, dans la construction du sens. J’ai publié La Fissure et autres récits nocturnes (recueil de nouvelles), Masque de Cendres (recueil de poésies fantastiques) et publierai très prochainement Les Veines du Mal (recueil de nouvelles). Ces livres dialoguent entre eux. Ils partagent les mêmes obsessions : ce qui se dégrade lentement à l’intérieur, les rôles que l’on endosse pour survivre, la culpabilité qui s’installe, et cette sensation persistante qu’autre chose est à l’œuvre, ancien, obscur, impossible à nommer clairement. L’une de mes poésies fantastiques figure également dans l’anthologie Les Chants des Belladones, publiée aux éditions Malpertuis. J’écris aujourd’hui avec une conviction : celle que le fantastique est une façon directe de regarder le réel, sans fard, sans filtre. Mes textes ne promettent rien. Ils ne consolent pas. Ils proposent une traversée intérieure, parfois inconfortable, souvent troublante. Un pacte tacite entre le lecteur et ce qui attend sous la surface de son esprit. Et si, en me lisant, quelque chose vous observe depuis l’ombre, alors vous êtes exactement là où il faut être, car certaines vérités n’apparaissent que lorsqu’on accepte d’être vu.
Réalisations
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Les Veines du Mal LienDans Les Veines du Mal, l’horreur ne surgit pas en hurlant depuis les ténèbres. Elle s’insinue plus près que ça, dans nos gestes, dans nos silences, dans cette part de nous que l’on préfère ne pas trop regarder. Très vite, le recueil glisse sous la peau une évidence inconfortable : l’humanité avance, curieuse et obstinée, vers des portes qui n’étaient peut-être pas destinées à être ouvertes. Sous les anciens symboles, derrière la froide mécanique de nos technologies et le calme trop net de nos vies modernes, quelque chose patiente. À la frontière de l’horreur cosmique, du malaise contemporain et du trouble psychologique, Les Veines du Mal explore un territoire où l’homme moderne devient lui-même la faille. 4ème de couverture : Il existe, sous la peau du monde, des veines qu’aucun scalpel ne devrait trancher. Dans Les Veines du Mal, Stéphane .M. Lemaire ouvre la chair du réel et y plonge les mains sans trembler. Ce qu’il en retire n’a rien de rassurant. Des routes qui effacent la mémoire, des machines qui apprennent trop bien ce qu’est l’âme humaine, ou encore des lieux solitaires et sauvages qui finissent par dévorer ceux qui s’y aventurent. Ici, le fantastique est une vérité qui dérange. Nouvelle après nouvelle, quelque chose s’éveille, lentement, patiemment, dans les interstices de nos certitudes. Une présence qui prospère dans nos angles morts, se nourrit de notre passivité et grandit chaque fois que nous choisissons de ne pas voir. Car les monstres les plus affamés ne vivent pas forcément sous les lits, ni dans les ténèbres. Ils vivent aussi dans nos décisions. Viscéral, hypnotique et profondément dérangeant, Les Veines du Mal est une descente sans garde-fou dans un fantastique organique, où le corps, la conscience et la réalité elle-même commencent à se craqueler. « Les monstres savent qui nous sommes, ce que nous sommes, et ils ne nous oublieront pas. » -
Masque de Cendres LienEntre ces pages se déploie un monde où la beauté ne se contente plus d’éblouir : elle dévore. Les vieux dieux, ceux qu’on pensait enterrés sous des siècles de prières et d’oubli, chuchotent encore juste sous la surface du monde. Et peu à peu, les villes, les forêts, les corps, les âmes deviennent des terrains de chasse. Ici, rien n’est totalement innocent. La nature écoute, répond parfois. Et l’humanité avance comme elle peut, à petits pas, au bord du vide, en espérant que le fil ne casse pas trop vite. Catégorie : Poésies fantastiques -
La Fissure et Autres Récits Nocturnes LienLa Fissure et autres récits nocturnes parle de ces nuits qui pèsent plus que le jour, quand tout vacille et que l’ombre trouve un passage. Les personnages qu’on y croise n’ont rien choisi : une faille, un mot, une présence les a happés, et certains n’ont jamais su revenir. Ces nouvelles ressemblent à des morceaux de cauchemar, où la logique se déchire et où la mémoire elle-même devient suspecte. Elles n’apportent pas de réponses toutes faites. Elles vous renvoient seulement un reflet, et libre à vous de le soutenir ou de détourner les yeux. Lire ce recueil, c’est franchir un seuil — en sachant que quelque chose, peut-être, restera planté en vous.